hervé beaudouin  -  benoît engel   I   architectes

LYCEE JEAN MACE  - Niort (Deux-Sèvres)  - 1994  - Architectes : Hervé Beaudouin et Didier Moreau

 

 

Situé non loin du centre-ville, le bâtiment est organisé autour d'un grand volume cylindrique de 40 mètres de diamètre.

Quatre satellites sont connectés sur ce cylindre formant une figure en H.

Le cylindre est occupé en son centre par un grand atrium lui-même cylindrique.

La lumière naturelle pénètre par le haut, au travers d'une verrière et d'une couronne d'ouvertures vitrées.

Le plafond de l'atrium est fait d'un grande aile construite en staff.

Des coursives rondes, habillées de bois de frêne, distribuent l'ensemble des locaux et donnent accès aux satellites.

Les escaliers assurant la communication verticale donnent sur l'atrium.

L'accès des élèves se fait par la façade sud, le parvis d'entrée est fait de grandes dalles de pierre disposées en "opus incertum".

Ce dallage se poursuit à l'intérieur, jusqu'au coeur du bâtiment.

Les locaux autres que les locaux d'enseignement sont situés dans 2 ailes diamètralement opposées et disposées de biais,

suivant un angle de 12°.

Le CDI est en partie arrière côté Nord.

Il est entièrement vitré et donne sur un jardin plantés de cerisiers à fleurs roses.


La totalité des façades est recouverte en pierre.

A l'origine le bâtiment a été recouvert de plaquettes de marbre blanc de Carrare.

Par la suite ce parement a été remplacé par des pierres calcaires charentaises de Vilhonneur.
Des moellons de récupération, provenant de démolition ont été utilisés pour certains murs verticaux et pour les pérés qui entourent le bâtiment.

Le paysage a fait l'objet d'attention particulière. Des "douves sèches", délimitées par des pérrés en moellons, cernent le bâtiment.

Les arbres plantés rappellent les arbres du lieu : cerisiers à fleurs, peupliers blancs neige, tilleuls, saules etc...

 

Comment détruire un projet ? :
Le bâtiment a été depuis altéré par plusieurs interventions, par le biais du système diabolique des "marchés à commande".

Qui systématiquement attribue les commandes au moins disant.

Moins disant financier, mais aussi moins disant architectural...

Les architectes qui sont intervenus sont visiblement peu sensibles à l'architecture, sans parler de la question du respect des confrères.

Les architectes du bâtiment n'ont été consultés, ni par le Maître d'Ouvrage, ni par les Architectes titulaires des marchés à commandes.

Tout ceci est bien triste et déprimant.

 

Les photos ci-dessus sont celles du bâtiment d'origine, les photos actuelles ne sont pas montrables...